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Je (re)pars en voyage, j’apporte…

L’an passé, je (Iouri) vous ai fait un aveu: je suis un gear junkie.

Je vous avais fait une belle liste de tous les items soigneusement choisis qui allait avoir le privilège de remplir mon sac à dos. C’était le torse bombé et convaincu d’avoir confectionné LE KIT PARFAIT, que j’avais publié un flat lay de mon équipement et une description vous expliquant pourquoi chaque item était une valeur sûre. J’ai des excuses à vous offrir. J’avais tort. Trois mois en Asie à filmer chaque jour m’ont appris beaucoup. Moi qui me croyais un fin renard de l’optimisation d’équipement, j’ai vite réalisé que mon kit était finalement un peu «hit and miss », surtout pour du contenu voyage. Cette année, on part au Japon, et là, vraiment (et sans l’ombre d’un doute :P) j’ai LE kit parfait. C’est donc le torse bombé et les yeux remplis de promesses, que je vous parle des modifications que j’ai apportées à mon équipement pour ce voyage-ci.

Avertissement: ce texte comprend un nombre incalculable d’anglicismes ( j’ai favorisé les termes techniques utilisés couramment).

 

CAMÉRA

Panasonic GH5 : Depuis la sortie de la Panasonic GH1 en 2009, chaque nouveau modèle est attendu avec beaucoup d’appréhension et d’attentes. Panasonic est vraiment à l’écoute de la communauté de ses utilisateurs, et sort toujours un lapin de son chapeau pour chaque nouvelle itération de cette caméra phare. La GH5 ne fait pas exception, et dès sa sortie c’était évident que j’allais vendre ma GH4 pour aller chercher le nouveau modèle. Le plus alléchant, c’était le slow motion (jusqu’à 60 P) en 4 k. Avec la GH4, j’avais toujours la moitié de mes vidéos qui était en 4 k (24 p), et tous mes inserts en slow motion étaient en 1080P. C’était gossant. Plus que jamais, le 4k devient mainstream, la capacité de garder un workflow complet dans cette résolution est très appréciée et parait définitivement à l’image. Une deuxième option très « premium » qu’offre la GH5 : pouvoir tourner en 10bits 4:2:2. Sans entrer trop profond dans le geek talk, disons que le 10bits 4:2:2 offre une qualité et une profondeur à l’image qu’on retrouve normalement seulement dans des caméras beaucoup plus haut de gamme. Très bel ajout, dont on sent définitivement l’effet, surtout en colorisant les images en Vlog L. Et finalement, la caméra offre une stabilisation interne. Si vous regardez attentivement notre vidéo « Berlin », vous pourrez remarquer qu’avec la GH4, même en étant très vigilant, j’avais des problèmes de camera shake. Avec la stabilisation interne, toutes mes images sont hyper stables (même avec mes lentilles non stabilisées, comme mes primes) et ça fait une différence incroyable !

L’alternative : En 2018, acheter une GH4 pourrait aussi être un très bon investissement pour le prix. Ça reste une superbe caméra vidéo, qui n’est définitivement pas désuète.

LENTILLES

 

Panasonic 12-35 II F2.8 : L’an passé, j’étais super fier de ma Tamron 17-50 2.8 combinée au focal reducer RJ. Effectivement pour le prix, c’était bien comme zoom, mais je me suis rendu compte que j’avais un problème de vignettage, et un pas pire problème de edge sharpness aussi. Bref, en vidéo comme en photo, cette lentille m’a causé des problèmes de qualité d’image. Cette année, j’ai investi un peu plus sur le long terme, et me suis procuré le vrai zoom idéal pour la GH5 : La Panasonic 12-35 II f2.8. Elle est vraiment très compacte, elle est stabilisée (la version II fonctionne en symbiose avec la stabilisation interne de la GH5 pour donner un niveau de stabilité hallucinant), et en plus, elle est water sealed (le boîtier de la GH5 aussi !). C’est vraiment une très belle lentille, hyper sharp corner to corner, même à 2.8. À un peu plus de 1000$, elle n’est pas donnée, mais on peut attraper la 12-35 version « I » usagée sur ebay pour beaucoup moins chères depuis que la version « II » est apparue. Les deux versions sont pratiquement identiques.

L’alternative : Il n’y a pas trop d’option pour ce type de zoom tout usage en MFT. Une 12-35 version « I » usagée, se trouve pour 600 ou 700$ et serait une vraie aubaine à ce prix !

 

 

Venus Laowa 7.5mm f2 : C’est une lentille qui a fait son apparition l’année dernière, et qui est vraiment venue « changer la game » des grands angles sur MFT. À 7.5mm, on est très wide (équivalent à 11mm sur APSC ou 16mm sur full frame), mais la lentille est rectilinéaire, donc pas de déformation des lignes de type fisheye. Ceux qui connaissent le format MFT savent à quel point c’est difficile d’avoir un vrai grand angle rectilinéaire avec une ouverture raisonnable. La beauté de cette lentille se résume donc très simplement : une magnifique super wide angle, sharp wide open, à peine plus grosse qu’une balle de ping-pong, qui ouvre miraculeusement à F2. Par contre elle est entièrement manuelle (pour la vidéo, c’est encore mieux !). À 500$USD, c’est un des meilleurs deals pour votre arsenal de lentille MFT.

L’alternative : Si vous ne voulez pas une lentille rectilinéaire à tout prix, Rokinon fait une 7.5mm fisheye f3.5 qui est vraiment peu dispendieuse.

 

Mitakon 25mm f0.95 : Yup, f0.95 ! Si vous tripez sur les lentilles comme moi, vous connaissez certainement déjà les magnifiques Voightlander Nokton, qui offrent aussi une 25mm f0.95. Mais avec son prix qui frôle le 1000$, c’est un peu cher pour une prime ! La Mitakon 25mm est la meilleure alternative. Elle est la moitié du prix, et la moitié de la taille ! Cette lentille est minuscule, c’est hallucinant ! Elle est très bien niveau « center sharpness » même ouverte à f0.95, elle est très bien construite, entièrement manuelle et produit évidemment une profondeur de champ minuscule, qui nous donne instantanément l’impression d’être sur un full frame. Elle fait des miracles en situation de basse lumière, et à 25mm (l’équivalent d’une lentille dite normale 50mm sur full frame), sa longueur focale est très versatile. Sans exagérer, cette lentille et la Laowa 7.5 mm ont un volume combiné équivalent à un rouleau de papier de toilette vide. Dans un sac ça prend très peu de place, et quel combo ça fait !

L’alternative : SLR Magic 25mm f0.95. Un peu plus cher, un peu moins sharp, mais somme toute très semblable.

 

 

 

TRÉPIED

Polar Pro Trippler 4-in-1 Tripod/Grip/Pole: Cet item gagne définitivement le prix du pire nom ever, ouch !! L’an passé, j’ai traîné un super trépied très compact. Je l’ai utilisé 3 fois. C’était lourd, et ça m’a donné du fil à retordre dans les aéroports, parce que certains aéroports ne voulaient pas me laisser le garder en cabine, mais il ne rentrait pas dans mon bagage en soute ! Je voulais l’utiliser pour mes images 360, mais en réalité je n’étais jamais à l’aise de laisser la caméra sur un trépied et m’éloigner assez pour ne pas avoir l’air d’un tata au milieu de ma shot… alors il me servait bien peu pour la taille et le poids qu’il occupait dans mes bagages. J’ai donc décidé de réduire le format un peu, et prendre quelque chose de très compact qui va servira la fois de selfi stick pour les vlogs, de « handle » pour les images 360, et de petit trépied d’appoint au besoin. J’ai pas mal magasiné ces petits bidules, et celui-ci me semble le mieux construit et le plus versatile pour le prix. On s’en reparle l’an prochain !

L’alternative : GoPro fabrique aussi 2 handles télescopiques du genre, dont une très compacte que je trouvais intéressante.

 

 

CAMÉRA B

Sony RX100 IV : Même si la Osmo+ nous a été pratique l’an dernier (Joëlle l’utilisait beaucoup pour les vlogs et inserts), il y avait quelques irritants. Devoir constamment la synchroniser avec le iphone (qui sert de moniteur) était une étape de trop, et des petits bugs de software rendaient l’expérience encore plus frustrante et pénible. Cette année, Joëlle cherchait une caméra qui allait être la sienne, et qui devait remplir une commande à la fois simple et complexe : être hyper compacte et être aussi performante en photo qu’en vidéo. Un « constant video autofocus » performant était aussi primordial, pour des vlogs plus faciles à filmer. On a fait pas mal de recherche, et on s’est vite rendu compte qu’une seule caméra remplissait toutes ces cases : la Sony Rx100 IV. C’est une caméra compacte avec un sensor 1 pouce et avec un beau zoom f1.8-2.8, ce qui nous donne une image étonnement pas si loin de la GH5, malgré la différence évidente de type de caméra. Ce qui nous a séduits d’abord : elle fait du 4k (wow !), elle est performante en basse lumière, elle compte 20.1 MP, elle a un écran articulé, et elle est hyper compacte. L’avantage que notre caméra « B » soit si petite est vraiment intéressant, car on aura toujours une caméra performante sur nous, autant pour la photo que la vidéo, même lorsqu’on ne traîne pas le sac à dos d’équipement.

L’alternative: Canon G7X. On a hésité longtemps. La G7X est moins chère et excellente, mais ne fait pas de 4k et son autofocus est moins performant. La toute nouvelle Sony RX 100 V est aussi une très belle option, mais offre peu de choses que la version IV n’offrait pas déjà.

 

 

CAMÉRA 360

 Gopro fusion : La technologie 360 bouge très vite. Mon duo de Kodak pixpro de l’an passé nous a bien servi, et sa qualité d’image tient encore la route en 2018, mais le setup était loin d’être parfait. Le plus gros problème, c’était le concept de deux caméras dos à dos, et donc la distance entre les deux lentilles, qui rendait les lignes de stitch trop visibles. Aussi, la gestion des fichiers, séparés sur 2 cartes, n’était pas optimale, et le stitching software de Kodak non plus. Je suis vraiment très excité par la gopro fusion. Après quelques tests, je constate qu’elle est plus sharp (considérablement, on est sur du 5k et non 4k), que les lignes de stitch sont vraiment plus invisibles, et qu’elle offre pas mal plus de possibilités au niveau des formats d’exports (pouvoir exporter direct en prores à partir du software, c’est vraiment très apprécié !). En plus, elle est pas mal plus compacte, et son prix est hyper raisonnable. Bravo GoPro (qui en arrache par ailleurs avec leurs autres produits), ça semble être la caméra 360 la plus prometteuse de 2018. À noter par contre que le software est très lourd sur le système. Toute cette qualité a un prix, et les temps de rendu sont extrêmes, même avec un macbook pro top notch. Une tour ou imac pro rendrait le processus moins lourd.

Alternative : La Garmin Virb. J’ai lu beaucoup de bonnes choses, et ça semble une belle option solide, sauf que la résolution est inférieur (4k vs 5k), et ça parait plus qu’on pourrait penser…

 

 

STABILISATEUR

Merlin Steadicam 2 : Travailler avec un stabilisateur (gimbal électronique ou traditionnel), c’est toujours un peu gossant. Il n’y a pas de recette magique, quand on doit « switcher » entre caméra à main à caméra sur stabilisateur, ce n’est pas exactement spontané et instantané. Avoir, dans une journée, à constamment passer de l’un à l’autre, ça devient parfois lourd (parlez-en à Joëlle, qui n’a plus de patience pour me voir gosser là-dessus !).  Mais pour moi, c’est essentiel, et je suis prêt à payer le prix du gossage pour aller chercher ce type d’image. Ce que je recherchais (pour remplacer la osmo) c’était donc une option pas trop dispendieuse, assez compacte et facile à configurer. J’ai passé proche de faire le switch vers l’électronique (style Pilotfly ou Came TV), mais je ne veux pas gérer plus de batteries, et je préfère le look d’un stabilisateur traditionnel (moins robotique, plus organique). Le merlin II est vraiment bien. Il est hyper compact (le plus compact de sa catégorie, de loin), pliable, se configure très rapidement (une fois habitué, moins de 3 minutes), et ayant été conçu par l’inventeur même du steadicam (Garrett Brown), sa conception est vraiment soignée et efficace. Comme n’importe quel steadicam du genre, le rendu de l’image est proportionnel à l’expérience de son opérateur. J’ai eu l’occasion de l’utiliser dans quelques voyages dans le passé, et je le manœuvre maintenant raisonnablement bien, mais il y a certainement eu une courbe d’apprentissage considérable.

Alternative : Zhiyun Crane v2. Si j’allais vers un gimbal électronique, j’irais vers ce modèle pour son prix et sa taille.

 

 

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